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DEIR EL-MEDINA
{Textes}
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Extraits du papyrus de la Grève.
En la 29e année {de Ramsès III}, le 10e jour du 2e mois de l'hiver, en ce jour, grève de la communauté des ouvriers, qui disent: «Nous avons faim, car il y a dix-huit jours de passés dans le mois». Ils s'installèrent à la partie postérieur du temple funéraire de Thoutmosis III. Alors vinrent les scribes de la nécropole, les deux chefs d'équipe, les deux adjoints et les deux administrateurs. Ils les interpellèrent en disant: «Rentrez donc!» et ils firent de grands serments en disant: «Venez! Car nous avons la parole de pharaon, vie, santé, force».
Ils demeurèrent en ce lieu durant le jour, mais passèrent la nuit dans la nécropole {c'est à dire dans leur village}…

{Plainte des ouvriers au fonctionnaire compétent}: « C'était à cause de la faim et de la soif que nous sommes venu ici. Nous n'avions pas de vêtements, pas d'huile, pas de poissons ni de légumes. Envoyez-le dire à pharaon, vie, santé, force, notre Seigneur parfait. Et envoyez-le dire aussi au vizir, notre supérieur, afin qu'on nous livre notre approvisionnement…

{Grève de la communauté des ouvriers} Après que les trois supérieurs les ont violemment admonestés depuis la porte du village, les deux administrateurs et les deux adjoints ont été dépêchés par le scribe de la nécropole Amonnakht, afin de les {les ouvriers} ramener. L'administrateur Réshoupétéref est revenu et nous {les supérieurs} a dit: «Kenna, fils de Routy, et Hay, fils de Houy, ont parlé en ces termes: «Dites à nos supérieurs que nous ne retournerons pas! Alors, ils se tinrent devant leurs collègues. En vérité, nous ne faisons pas grève à cause de la faim. Nous avons une importante déclaration à faire: en vérité, on a commis un mauvais coup contre la place {tombeau} de pharaon, vie, santé, force!»

 

Une lettre de réclamation des ouvriers de la nécropole de Deir el-Medina.
Au porteur du chasse-mouches à la droite du Roi, au Maire de la ville et vizir Ta, le scribe Néferhotep écrit à son Seigneur, vie, force et santé.
Ceci est une lettre pour faire savoir à mon Seigneur ce qui suit: J'informe mon Seigneur de ce que je travaille aux tombeaux des enfants royaux, dont mon Seigneur {le vizir} a ordonné la construction. Je travail avec grand soin et très excellemment, progressant bien et parfaitement. Veuille mon Seigneur ne pas s'en occuper, car je travail très régulièrement et je ne suis nullement fatigué. Je fais savoir à mon Seigneur que nous {les ouvriers de la nécropole} sommes dans le dénuement le plus extrême. Toutes les choses qu'il revient au trésor {l'État}, au Grenier et au Magasin de nous fournir ont été négligées. Les pierres ne sont pas légères à porter! On nous a aussi supprimé 1 sac ½ d'orge pour nous donner à la place 1 sac ½ de saletés! Puisse mon Seigneur agir en sorte que notre subsistance soit assurée, car nous sommes déjà à la mort et nous ne pourrons guère rester en vie. En effet, on ne nous donne rien, rien du tout!

 

Un décompte de salaire de Deir el-Medina.
Premier mois de l'été, salaire pour le deuxième mois de l'été: le contremaître 7 sacs ½; le scribe 7 sacs ½; chacun des 17 ouvriers 5 sacs ½, soit 93 sacs ½; les deux jeunes chacun 2 sacs, soit 4 sacs; le gardien 4 sacs ½; les servantes {ensemble} 3 sacs; le portier 1 sac ½; le médecin 1 sac ½; ce qui fait au total 117 sacs ½.

{Ici, le scribe s'est malheureusement trompé dans son calcul, ce qui se produit très souvent dans ces documents.} 

 

Quittance pour le salaire d'un travail à Deir el-Medina.
Ce qui lui a été donné pour la peinture du cercueil: un vêtement tissé d'une valeur de 3 séniou {un poids d'argent d'environ 7,6 grammes}; un sac d'une valeur de ½ sac de céréales; 1 natte avec couverture, soit ½ séniou; et un vase de bronze valant ½ séniou.

 

Deir el-Medina

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Dernière mise à jour : 01/02/2003