|
Menu |
![]() |
|
![]() |
Nil vient du grec Neïlos, en égyptien ioterou « le fleuve », mais on l'appelait aussi Hâpy. Pour les égyptiens, le Nil est un axe absolu, le lieu dont il vient et « le commencement du monde » en fonction duquel on s'oriente face au sud. Il est la route, il fait verdoyer des marais giboyeux, alimente les étangs poissonneux, il entretien sous le sol des nappes phréatiques d'eau pure, il donne une abondante rosée nocturne bienfaisante pour les cultures.
Le Nil avec ses 6671 km est le deuxième plus grand fleuve du monde. Durant son parcours il traverse sept états: le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie, l'Ouganda, l'Éthiopie, le Soudan et l'Égypte. Son débit moyen est de 3 000 m3/S.
Né au Burundi, dans l'hémisphère
austral, sous le nom de Kagera, il forme la frontière entre la Tanzanie
et le Rwanda, traverse le lac Victoria, d'où, sous le nom de Nil
Victoria, il sort par les chutes d'Owen, traverse en Ouganda le lac Kioga
et, par les chutes Murchison, rejoint l'extrémité septentrionale
du lac Mobutu, à la frontière du Zaïre. Appellé
quelque temps Nil Albert, le fleuve, pénétrant au Soudan,
prend le nom de Bahr el-Gebel {« mer des montagnes »}, puis
de Bahr el-Ghazal {« mer des gazelles »}, à la faveur
d’un immense marécage, le Sadd. En amont de Kotok {Fachoda}, il
prend le nom de Bahr el-Abiad {Nil blanc}.
![]() |
|
A Khartoum, le Bahr el-Azrak {Nil bleu} issu du lac Tana situé à 1850m sur le plateau éthiopien, triple le débit du fleuve. Apres la confluence avec l'Atbarah, sur sa droite, le Nil, coulant désormais en plein désert, n'est plus grossi par aucun affluent. Quelque rapides {les six «cataractes »} accidentent son cours jusqu’au grand barrage-poids de Sadd el-Ali, construit à Assouan avec l'aide soviétique {1970}. Le lac artificiel Nasser {500km de long sur 30km de large, au maximum} s'étend en amont, submergeant l'ancienne Nubie, dont nombre de monuments furent sauvés de l'engloutissement par un programme de sauvegarde de l'UNESCO, et traverse la frontière soudano-égyptienne. Sortie de la première cataracte à Assouan, qui depuis Khartoum ne serait en fait que la sixième, le Nil descend en pente douce vers la Méditerranée. Jusqu'au Caire, le Nil coule dans une étroite vallée fertile se divisant en deux bras principaux, celui de Rosette et celui de Damiette, il forme un vaste delta marécageux avant de se jeter dans la Méditerranée.
Vers la fin de l'âge paléolithique l'arrivée
des limons silico-argileux commença à former la riche «
terre noire », le désert « terre rouge » progressant
de part et d'autre, il ne resta bientôt plus que les bords du fleuve
comme refuge pour l'homme. Depuis -4000 le fleuve ne nettoie plus sa vallée,
il la remblaie.
![]() |
|
Le début de la crue correspond à la date
fixée pour le début du
calendrier.
L'amplitude de la crue était surveillé grâce au Nilomètre,
de son importance dépendait la qualité des récoltes.
Une crue trop faible diminuait la surface cultivable, une crue trop élevée
créait des dégâts dans le système d'irrigation,
les bâtisses. Depuis l'époque éthiopienne, on avait
compris que les crues du Nil dépendaient des pluies Soudanaise,
mais la conception nationale pensait différemment.
|
|