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Au sud de l'Égypte, entre la IIe et la IVe cataracte, la Nubie se limite aux terres cultivables le long du Nil. Bassin plus ou moins largement épanouis, mais le plus souvent bandes très étroites, réduites à quelque mètres de largeurs. Entre la Ière et la IIe cataracte, c'est la Basse-Nubie, relativement ouverte et fertile. En amont, c'est la Haute-Nubie, au-delà du front de la IIe cataracte {Ouadi Halfa} s'interposent, sur près de 100 Km, les solitudes terrifiantes du Bath el-Haggar { le « ventre de pierres » }, au coeur desquelles se trouvent les rapides de Semna-Koumma. Plus au sud, le Soukkot et le Mahass offrent de petits bassins jusqu'au nouveau verrou de la IIIe cataracte. En amont de celle-ci, dans la grande boucle que le Nil décrit à travers le désert nubien, s'étendent de plus vastes bassins { Dongola, Letti, Napata }.
D'un caractère africain plus marqué encore que l'Égypte, la Nubie a connu, dès la haute-préhistoire un développement en rapport avec les autres cultures périsahariennes. A l'aube de l'histoire { vers -3000 } s'y épanouit la culture dite du groupe A. Puis la Nubie subit les contrecoups de la politique égyptienne: des expéditions à caractère commercial sont menées durant l'Ancien Empire, la Basse-Nubie est soumise au Moyen Empire avec une ligne d'arrêt rigoureuse à Semna, tandis qu'en amont de la IIIe cataracte se développe la culture dite de Kerma { royaume du Kouch }. Dès le début du Nouvel Empire, la Nubie entière est conquise, jusqu'à la IVe cataracte, Napata contrôlant la frontière sud de l'empire et l'importation des produits provenant de l'Afrique profonde.
Zone de passage obligé entre l'Égypte et
le reste de l'Afrique, le corridor de la Nubie a attiré l'attention
des égyptologues lors des ennoiements successifs de la vallée
due à la construction, puis à l'exhaussement du barrage d'Assouan,
à la construction de la digue du Haut-barrage { Sadd el-Ali } ,
créant un lac de retenu { lac Nasser } qui recouvre la vallée
sur 500 Km de longueur, jusqu'au rapide de Dal, à la limite amont
de Bath el-Haggar. Sous l'égide de l'UNESCO, de très nombreuses
missions archéologiques sont venus étudier et recueillir
les vestiges nubiens voués à la submersion.
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Dernière mise à jour : 12/02/2003
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