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Abydos, en ancien égyptien Abdou, en copte Ebot ou Abot, actuellement Araba el-Madfounah {Araba l'enterrée}, était la nécropole de This, la première capitale de l'Égypte unifiée. Ce site du 8e nome de Haute Égypte, où ont été découvertes des traces de peuplement remontant à l'époque prédynastique, était le plus important lieu de sépulture royale {Oumm el-Qaab} du pays au début de l'époque pharaonique. |
Le temple du dieu de la nécropole locale, Khentamentiou, fut un important centre religieux sous les premières dynasties. Sous les Ve et VIe dynasties, ce dieu fut identifié à Osiris. Au Moyen Empire, Abydos devient le principal centre religieux populaire du pays. Les « mystères d'Osiris », attiraient des pèlerins de toute l'Égypte. Beaucoup désiraient prendre part aux cérémonies dans la vie future, pour participer à la résurrection d'Osiris. Ils faisaient construire de petits cénotaphes en briques, dresser des stèles ornées de bas-reliefs ou peintes, dans la zone située entre le temple et les cimetières {textes provenant d'Abydos}. Ces derniers, qui s'étendent sur environ 1,5km au sud-ouest de Kôm el-Sultan jusqu'au temple de Séthi Ier {XIXe dynastie}, sont beaucoup plus vastes que les autres cimetières locaux. C'est aussi à cette époque que les pharaons commencèrent à bâtir des monuments à Abydos, où cette activité culmina sous la XIXe dynastie avec Séthi Ier et Ramsès II. A la Basse Époque, les tombes privées, possédaient habituellement des pyramides de briques à pyramidion {pointe terminale} de pierre. Le pèlerinage d'Abydos est un des termes courant de l'iconographie funéraire dès l'Ancien Empire.
Nombre d'autres vestiges subsistent sur ce site:

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Le centre de l'ancienne ville entourée de murailles massives, en briques crues, datant de la XXXe dynastie, est la hauteur nommée Kôm el-Sultan. Le principal élément de la ville doit avoir été le temple dédié à Khentamentiou. La construction de cet édifice en briques crues, avec quelques éléments en pierre {chambranles de portes, linteaux}, explique en partie son état actuel.
Les objets les plus anciens découverts remontent
à la
Ière
dynastie. Il s'agit d'un fragment de vase au nom de l'Horus
Aha,
ainsi que des statuettes d'hommes, d'animaux, de reptiles, en pierre et
en faïence. A partir de
Chéops
{IVe
dynastie}, presque tous les pharaons de l'Ancien
Empire ont laissé des traces en ce lieu. Sous le
Moyen
Empire, Montouhotep dût ajouter un petit reliquaire au temple
existant. De nombreux pharaons sont attestés depuis cette époque
jusqu'à la
XVIIe
dynastie. Sous la
XVIIIe
dynastie, Aménophis Ier, Thoutmosis
II et Aménophis III effectuèrent des reconstructions, et
tous les ramessides y sont représentés. A la
Basse
Époque, Apries, Amasis et Nectanébo sont les principaux
maîtres d'oeuvre du site. Le temple est probablement demeuré
lieu de culte durant une bonne partie de l'époque gréco-romaine.
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Les temples-cénotaphes, sont des temples funéraires
de caractère secondaire, servant pour les divinités familières
et pour le culte des pharaons décédés, assimilés
à Osiris.
Sésostris
III {XIIe dynastie}
serait le premier roi à avoir construit un tel édifice, qui
aurait été situé à 3Km au sud de Kôm
el-Sultan. Tous les autres monuments identifiables de la région
semblent en relation avec Ahmosis {XIIIe
dynastie}, y compris l'un d'eux, qui fut bâti pour sa grand-mère
Tetisheri. Nous connaissons plusieurs temples de la XVIIIe
dynastie d'après des textes, mais ils n'ont pas été
localisés avec certitude.
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Ramsès II éleva sur le site son propre temple, qui séduit par la diversité de ses matériaux et ses couleurs: granit gris d'un groupe comprenant Amon, Séthi Ier et lui-même, calcaire blanc de deux chapelles dédiées à Isis et Horus, granit noir des encadrements des portes, grès des piliers des salles hypostyles, albâtre pur et quartzite jaune du sanctuaire Osirien au plafond de quartzite rose.
Plan du temple de Ramsès II et la chapelle de Ramsès Ier.

Le raffinement des matières s'allie ici à
l'élégance des bas-reliefs, bien conservés, aux thèmes
guerriers ou champêtres, dont le style délicat s’apparente
plus aux oeuvres créées sous Séthi Ier
qu'à celui majestueux en vogue sous son règne.
Le plan de l'édifice est très semblable
à celui du temple de
Médinet
Habou.
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| Copyright © C. ORSI 1998-03 |
Dernière mise à jour : 26/01/2003
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