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Les taureaux sacrés, retrouvés par Mariette dans les catacombes du Sérapeum de Saqqara, possèdent une longue histoire, aussi vieille que la civilisation égyptienne et qui ne devait prendre fin que lors du triomphe du christianisme.
Au cours des siècles, l'image initiale de l'animal
procréateur, symbole de la fécondité et de la renaissance,
s'enrichit de nombreux traits. Apis est adoré à
Memphis dont
le patron divin est
Ptah,
il ne tarde pas à lui être associé et devient sa manifestation
« son âme magique ». De
Rê
lui vient le disque solaire qu'il porte entre les cornes.
Ensuite Apis
fusionne avec
Osiris et l'amalgame
donne naissance à une divinité funéraire. Dès
lors la mort du taureau prend une importance considérable, les autorités
célèbrent ses obsèques, au milieu d'un grand concours
de fidèles qui apportent des dons de tous les points du pays. Mais
à peine disparu, Apis renaît dans une autre enveloppe mortelle.
Les prêtres parcourent les pâturages et examinent les troupeaux
pour identifier le dieu, reconnaissable à des marques particulières
visibles sur son pelage blanc: tache noire au front, au cou et sur le dos,
etc... Les réjouissances succèdent alors au deuil et le veau
divin est intronisé dans son étable sacrée de Memphis
où il vivra auprès de sa mère, entouré d'un
harem mugissant.
Il est représenté sous la forme d'un taureau
blanc tacheté de noir portant un disque solaire entre les cornes.
Plus tard, à l'époque gréco-romaine, il sera particulièrement
adoré sous la forme du taureau
Sérapis.
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Dernière mise à jour : 26/01/2003
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