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Le Nil, axe principal de communication du pays, incita très tôt les égyptiens à réaliser des bateaux, qui ont varié tout au cours de l'histoire égyptienne selon leur fonction spécifique { transports de voyageurs, de soldats, de denrées, d'animaux, barque cérémonielle,.. }. Le plus ancien voilier connu, datant d'environ -3100, était égyptien.
Ce que nous connaissons de ces bateaux nous a été révélé par des bas-reliefs { mastaba de Ti à Saqqara }, des peintures { scènes décorant la tombe de Chnumhotep à Beni Hassan, tombe de Khoumès à Zaouiet el-Méitin, montrant le cintrage d'une coque, flotte du Pount dans le temple d'Hatshepsout à Deir el-Bahari }, des miniatures {tombe de Mékhétré à Deir el-Bahari}, des bateaux de tailles variées mis à jour lors de fouilles { 6 petit bateaux à Dachour près de la pyramide de Sésostris III, la barque funéraire de Chéops à Giseh, qui fut réassemblée } et par les écrits d'Hérodote. Les textes se rapportant à la construction navale ou à la navigation sont rares et peu détaillés.
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Moyen Empire, XIIe-XIIIe dynastie, 2052- 1778 BC. Bois et plâtre peint, L: 104 cm x l: 52.0cm x .H: 77.5cm North Carolina Museum of Art, Raleigh, Gift of Mr. and Mrs. Gordon Hanes [82.12] |
Le mot sépi «lié» qui
servit à désigner les premières embarcations de papyrus,
fut conservé comme désignation pour les bateaux réalisés
en bois.
Après le papyrus, les égyptiens utilisèrent
le bois d'acacia, donnant de petites planches de qualité médiocre,
qu'ils assemblaient par des liens ou des tenons et des mortaises. Le bois,
rare et de mauvaise qualité en Égypte, était importé
pour réaliser des bateaux de grande taille et les navires de guerre.
Jusqu'au
Nouvel Empire,
au moins, ces navires ne possédaient pas de quille. Les bateaux
étaient mûs par des rames disposées en rang unique
par bord ou à la voile. Les voiles étaient constituées
d'une ou plusieurs laizes en toile de lin, solidement cousues entre elles,
et parfois renforcées par des bandes horizontales de cuir. La voile
était soutenue par deux vergues, commandée de l'arrière
par deux drisses maîtresses et hissée sur un mât double
ou unique, de conifère importé, et généralement
escamotable. Le gouvernail était composé d'un aviron ou de
deux énormes rames traînant de chaque côté de
la poupe, montées sur fourche à la manière de levier
{ le pilote, au moyen d'une corde, soulevait l'une ou l'autre de ces rames
pour désaxer la nage }.
On peut situer dans le temps la fabrication d'une embarcation,
grâce:
-1- au dessein de la coque.
-2- au système de gouvernail.
-3- au type de mât et de voile.
-4- aux pagaies ou aux avirons.
-5- à l'emplacement du rouf {petite construction
élevée sur le pont}.
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-1- Proue et poupe, parfois, très recourbées,
{même les grandes embarcations du Nil étaient principalement
fabriquées en papyrus ou en un matériau similaire}.
-2- Une ou plusieurs rames de gouverne.
-3- Voile rectangulaire.
-4- et -5- Pagaies en deux groupes interrompus par un
rouf central.
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{Sous le règne de Snéfrou, IVe dynastie, apparurent les premiers bateaux en cèdre du Liban}.
-1- Forme «classique» de coque égyptienne
{le bois était alors devenu le principal matériau de construction},
souvent avec une proue à tête d'animal.
-2- Plusieurs grandes rames de gouverne et à partir
de la VIe
dynastie apparition d'un système de gouverne spécial.
-3- Mât, habituellement bipode, voile probablement
trapézoïdale et habituellement plus haute que large.
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-1- Poupe plus haute.
-2- Système de gouverne manié par un timonier
se tenant entre l'étambot {pièce supportant le gouvernail}
et la grande rame de gouverne, habituellement unique.
-3- Mât unique, baissé et posé sur
une fourche pour les déplacements vers l'aval.
-5- Rouf à l'avant de l'étambot.
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{Nombreux types d'embarcations spécialisées.}
-2- Système de gouverne comprenant habituellement
deux rames, maniées par un timonier se tenant devant l'étambot.
-3- Voile plus large que haute.
-5- Châteaux avant et arrière, et rouf central.
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-1- Évolution vers une poupe plus haute.
Les vents du nord, qui permettaient de remonter le Nil,
dominaient justement dans la vallée du fleuve, mais il fallait le
plus souvent ramer pour descendre la voie d'eau. Ceci s'est traduit dans
les textes hiéroglyphiques, pour le mot signifiant « voyager
vers le nord » {« descendre vers l'ava l»} et «
voyager vers le sud » {« voguer vers l'amont »}, par
le signe du bateau, voile basse ou haute. Ce signe fut aussi utilisé
quand il s'agissait d'un voyage par terre. La nécessité de
passer fréquemment de la voile à la rame obligea la création
d'un système simple de fixation du mât.
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Dernière mise à jour : 26/01/2003
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