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Au cours de
l’histoire Égyptienne la condition des femmes a subi des changements profonds.
L’étude de cette condition dans la société pharaonique est basée,
principalement, sur des écrits masculins. L’ancienne civilisation Égyptienne,
fonctionnait sur le modèle patriarcal, où le statut de la femme dépendait de son
appartenance à une classe sociale. La situation des Égyptiennes était bien
meilleure que celles des femmes dans les autres grandes civilisations antiques,
Rome, Grèce, Mésopotamie. Elle se dégradera d'ailleurs avec le poids croissant
de la culture hellénistique à la
Basse
Epoque.
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La femme égyptienne dans la société. |
Les jeunes filles égyptiennes se marient en général vers l'âge de douze treize ans. Le mariage d’amour devait aussi exister, mais c’est le père qui choisissait le prétendant de sa fille, bien souvent dans l'entourage immédiat. Il n'est pas rare que les alliances matrimoniales soient contractées entre cousins, bien qu’il soit difficile de définir les liens et degrés de parenté exacts. En effet, le terme de "soeur", est aussi utilisé pour désigner l'épouse. Il semble que le mariage entre frères et soeurs de sang ne soit attesté qu'au sein de la famille royale. La monogamies semble de règle, mais le chef de famille peu prendre des concubines et légitimer les enfants qu'il a eus d'elles, si son épouse légitime ne lui en a pas donnés. La polygamie n'est pas interdite, mais elle est rare et semble être réservée aux puissants.
Une fois mariée, l'épouse devient " maîtresse de maison ", mention qui précède désormais son nom. Elle règne sur la maisonnée qu’elle doit gérer avec l'aide des servantes et des esclaves. Elle accompagne son mari à la chasse, à la pêche, l'aide aux travaux des champs, tisse, chante et danse. La maternité est une des fonctions les plus importantes de la femme. Avoir des enfants est source de considération sociale. L'éducation des filles comme des garçons est confiée prioritairement à la mère durant les premières années.
La femme
Égyptienne vit dans une société où les responsabilités principales sont tenues,
à tous les niveaux, par des hommes. Elle n’est pas enfermée chez elle ou dans un
harem, contrairement à la femme grecque. Les représentations nous la montrent
boulangère, tisseuse, musicienne, danseuse, jardinière ou fermière. Bien que
spécifiquement féminines ces occupations lui font une place dans la société où
elle joue un rôle actif. Dans les classes supérieures, il est possible que ces
femmes aient reçu un certain niveau d’instruction et que la pratique de l’écrit
ne leur fut pas inconnue, bien qu’aucune expression littéraire ou artistique
Égyptienne émanant d’auteurs féminins ne soit attestée. Elles ne pouvaient
accéder à la hiérarchie civile, mais à la Basse Époque les femmes purent occuper
de hautes fonctions sacerdotales au sein du clergé d’Amon
de Karnak.
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La femme et le droit égyptien. |
Le Droit Égyptien indique clairement que la femme Égyptienne détenait des droits égaux à celui de son père, de son frère ou de son époux. Elle était propriétaire de ses biens propres et se voyait reconnaître des acquits, un droit sur les biens acquis en commun durant la période du mariage. Il lui était possible de mener seule sa propre affaire, de participer à des transactions économiques, d’hériter de propriétés, de posséder et de louer la terre et de participer en tant que témoin ou partie, à des affaires judiciaires. Elle peut aussi transmettre son patrimoine à la personne de son choix.
La réalité est
tout autre. Par sa position entre l’Asie et de l’Afrique, l’Égypte subit
l’influence de ces deux continents. Au plan physique, la femme est ainsi perçue
comme inférieure à l’homme. Il est reconnu à l’homme marié d’avoir des relations
sentimentales avec d’autres femmes qu’elles soient veuves ou célibataires. La
femme mariée, au contraire, pour mieux assurer la société de la paternité réelle
des enfants nés ou à naître, se doit d’être fidèle. Malheur à la femme adultère
socialement réprouvée. Le viol, s’il est perçu comme répréhensible, dans le cas
d’une femme mariée, ne semble pas poser a priori de problème éthique
insurmontable.
Le teint de la peau féminine est rendu par l’emploi de l’ocre jaune tandis que l’épiderme masculin est traduit par l’ocre rouge. Il s’agit là de conventions reflétant la nature des occupations de l’un et de l’autre: la femme, à l’abri, veillant à la conduite de la maison; l’homme exposé à l’ardeur des rayons de soleil. L’aspect plus ou moins foncé de l’épiderme dénonce le statut plus ou moins privilégié de l’individu. En sorte qu’un haut fonctionnaire de l’Ancien Empire aura à cœur de se faire représenter avec une carnation plus claire que ses sujets, contraints de vaquer à leurs occupations au soleil.
Dans la
sculpture et le bas-relief l’homme et la femme sont souvent représentés de
taille ou d’échelle différente. Ce qui a été considère comme la preuve d’une
inégalité de statut entre les deux sexes dans la société Égyptienne. Mais après
une étude plus approfondie de ces représentations on se rend compte que ses
constatations ne sont pas exactes. Un nombre important d’exemples montre que la
femme est représentée sur un pied d’égalité avec son époux. La gestuelle des
statues de couple laisse transparaître la tendresse de l’épouse plus que sa
soumission. Dans certains cas la figuration de l’épouse et des enfants {la
famille} sont avant tout des représentations magiques du défunt. Les figurations
de l’épouse et des enfants forment des compléments permettant de mieux définir
la personnalité de l’homme élevé sur un piédestal.
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La femme dans la mythologie. |
Dans la cosmogonie le démiurge est généralement représenté sous un aspect masculin, mais les diverses cosmogonies égyptiennes se fondent sur la complémentarité des deux sexes. Certaines déesses font exception à cette règle. A Saïs et Esna Neith est considérée à comme à l'origine de la création, Methyer donne naissance au soleil, Nekhbet qui est la divinité primordiale de sa ville de Nekheb.
La notion de
féminin se retrouve également dans les mythes et des légendes religieuses.
Nout,
participe au périple quotidien du soleil. A l'aube, elle met le soleil au monde
pour l'avaler à nouveau le soir.
Rê
poursuit alors son voyage à travers le corps constellé d'étoiles de la déesse et
renaît chaque matin.
Hathor
participe au mythe de la destruction de l'Humanité.
Maât,
symbole de la justice et de l'ordre cosmique qui assure la juste marche du
monde. Isis,
la grande magicienne, don le rôle de mère et d'épouse dévouée est primordial
dans la légende osirienne.
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Dernière mise à jour : 01/02/2003
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