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Dame de
Gébéleïn, de
Dendérah, de Cusae,
d'Atfih, d'Imaou, Hathor du sycomore à
Memphis, Hathor dans tous
les lieux en qui les
Grecs
virent des « cités d'Aphrodite », dans le nord comme
dans le sud, son nom signifie « demeure d'Horus ».
Régente
et corps du ciel, nourrice du souverain d'Égypte, mère d'Horus
comme Isis, déesse d'or,
figure flamboyante qui revêt l'aspect d'une lionne et se confond
alors avec
Tefnout.
La litanie des sanctuaires, surnoms et attributs d'Hathor s'allongerait
interminablement, un même nom recouvrant en fait la personnalité initialement
multiple de plusieurs divinités. On connaît même un groupe de « sept Hathor »
qui jouait le rôle de nos fées, fixant dès la naissance les destins du
nouveau-né. Déesse de l'amour et de la mort, mère et fille céleste.
Les différents aspects d'Hathor se résument dans son identification avec la vache. Sous les traits d'un bovidé ou d'une jeune femme, elle porte la couronne composée de deux cornes lyriformes encerclant le disque solaire. Dans les temples et les chapelles qui lui sont dédiés, elle orne les chapiteaux de son visage humain aux oreilles de vache. Ses emblèmes, le sistre et le menat, sont en rapport avec la fécondité.
Les égyptiens faisaient encore d'elle la maîtresse
des pays lointains, Pount, Byblos, région minière du Sinaï.
Sur la rive gauche, à
Thèbes
comme à Memphis, Hathor devient patronne de la montagne des morts
et c'est dans ce rôle cosmique et familier que la montre la vache
découverte dans la chapelle de
Deir El-Bahari. Mais dans son grand
temple de Dendérah elle nous apparaît dans ses aspects les
plus classiques: elle y est à la fois déesse universelle,
jeune femme aimable et souriante, déesse de la joie, de la danse
et de la musique.
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Dernière mise à jour : 02/01/2003
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