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Pour déterminer la longueur d'un champ, sa surface,
quantifier des récoltes, estimer un butin, les anciens égyptiens
avaient recours à trois systèmes de mesure, obéissant
aux règles mathématiques de l'époque.
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Deux systèmes coexistaient dans la mesure des longueurs. Le plus courant des deux, le système « digital », avait pour étalon la grande coudée ou coudée royale. Elle était divisée en sept palmes, de chacune quatre doigts, jusqu'à la réforme de la XXVIe dynastie où le nombre de palme passa de sept à six et le nombre de doigts de vingt-huit à vingt-quatre, sans changer la taille de l'étalon. C'est dans cette unité qu'étaient notées largeurs, longueurs et hauteurs des diverses pièces d'une construction. A la base d'un mur du temple d'Hathor, à Dendérah, un texte dédicatoire nous indiques toutes les dimensions des salles du temple. Le système « digital » était utilisé pour le canon architectural. Cet étalon permit aussi de mesurer la hauteur de la crue du Nil, qui, selon Pline l'Ancien, devait être comprise entre huit et seize coudées.
La grande coudée ou coudée royale. Turin, Musée Égyptien.

La grande coudée représente la distance entre le bout du majeur et la pointe du coude. Durant la Ière dynastie, la coudée royale oscille entre 0,534m et 0,515m. Sous Djoser elle se fixe à 0,524m et conserve cette valeur au moins durant tout l'Ancien Empire. Au Nouvel Empire, elle mesure approximativement 0,525m, se rapprochant de 0,54m à la Basse Époque.
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ou coudée royale |
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Dans cette liste ont été rajoutées la sandale et la corde, qui était l'outil par excellence de l'arpenteur. La petite coudée fut supprimée lors de la réforme métrologique de la XXVIe dynastie, qui tenta de simplifier l'usage et d'homogénéiser les deux systèmes de mesures de longueur.
Le système « oncial », principalement
utilisé dans la décoration des tombes, des temples et palais,
avait pour étalon la coudée sacrée. On divisait cet
étalon en douze pouces, reparties en trois poings.
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La « brasse » correspond au canon des proportions
de la figure humaine. La tradition veut que la hauteur d'un homme, de la
plante des pieds à la base de la coiffure {cheveux ou couronne}
égale une brasse. Elle fut portée de dix-huit poings à
vingt-et-un poings sous la XXVIe dynastie.
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Après chaque crue du Nil, les arpenteurs réimplantaient
les marques cadastrales. Pour réaliser ce travail ils devaient être
capable d'effectuer une mesure de surface dont l'étalon était
l'aroure {setat}. Cette mesure représente un carré
dont les côtés valaient 100 coudées {environ 2756,25m2}.
L'aroure était subdiviser en moitié {remen}, quart
{heset} et huitième {sa}. La coudée de terre
{meh} représentait une bande d'une coudée de large
sur 100 de long, soit 1/100e d'aroure.
Utilisé dans le calcul des surfaces agraires,
l'aroure était également l'unité de mesure de superficie
des nomes, comme en témoigne les textes de la « Chapelle Blanche
» de
Sésostris Ier,
à Karnak.
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Pour calculer l'importance de leurs récoltes, les
Égyptiens déterminaient leur volume en heka, équivalent
du boisseau de l'Ancien Régime {environ 4,8 litres}. Cet étalon
était divisé en 10 hin et 320 ro {la cuillerée
de nos recettes culinaire}, ou démultiplié en double, quadruple-heka
et 100 quadruple-heka {probablement pour les grandes quantités}.
Les mesures s'effectuaient notamment à l'aide du khar, un
gros sac de cuir d'une contenance de 20 hekat.
Les mesures de volume varient selon les denrées,
en particulier s'il s'agit de liquide, dont l'étalon est généralement
la jarre {henou}, d'une valeur de 0,46 litre. Le des est
utilisé pour mesurer la bière, le heben pour le vin,
le meni pour l'huile.
N'ignorant pas les correspondances entre les volumes
calculés à partir du système des longueurs et ceux
des récipients dont ils se servaient, les Égyptiens établirent
une équivalence entre le cube de la coudée royale et 30 hekat.
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Pour évaluer le butin de guerre, lors de cérémonies,
ou le poids des métaux on utilisait le deben, subdivisé
en 10 kite. A l'ancien Empire, le poids-deben variait en fonction
du produit pesé. Pour l'or, il valait environ 13,6 grammes, pour
le cuivre, il correspondait à 27,3 grammes. Au Nouvel Empire, le
système ne garde qu'un étalon unique de 91 grammes.
Les poids, soumis à un contrôle vigilant
de l'administration, étaient réalisés en pierre {granit,
albâtre}
ou en métal {bronze}. De forme ronde, plate ou tronconique, ils
peuvent représenter la tête d'un animal.
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Dernière mise à jour : 08/02/2003
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