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Ce terme (du grec obeliskos "broche à rôtir")
désigne un long bloc de pierre, quadrangulaire à la base,
qui s'élève en s'affinant pour se terminer en pointe, dont
le pyramidion était recouvert d'or. Les Égyptiens l'appelaient
tekhen
et en avaient fait le symbole du dieu-soleil d'Héliopolis, Rê;
il est alors étroitement lié au phénix. Leurs faces
étaient couvertes d'inscriptions dédicatoires, frappées
du cartouche du pharaon qui les avait fait édifier, ce qui nous
permet de les dater avec précision.
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Grâce aux représentations égyptiennes
et aux monuments en place dans les carrières (obélisque non
terminé d'Assouan), nous savons qu'ils étaient taillés
sur place, et extraient en un seul bloc. Ils étaient alors traînés
jusqu'au
Nil et embarqués
sur une énorme barge traînée par plusieurs
bateaux
à rames, pour être conduit vers le temple auquel ils étaient
destiné. Ils étaient alors mis en place grâce à
une rampe en terre au bout de laquelle on les faisaient basculer pour les
dresser.
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Né du culte prédynastique d'une pierre dressée,
sur laquelle se posait le soleil à son lever, l'usage architectural
de l'obélisque se répandit d'Héliopolis dans toute
l'Égypte. On le voit apparaître pour la première fois
dans les temples solaires de la
Ve
dynastie, où il est le centre du sanctuaire et couronne une pyramide
tronquée. C'est alors un monument massif, relativement bas et trapu
qui devait atteindre dans les 36 m de hauteur. C'est aussi de la Ve
dynastie que sont datés de petits obélisques en calcaire
qu'on plaçaient de part et d'autre des portes des tombes, en particulier
à Héliopolis,
Memphis
et Gizeh. Les obélisques
se multiplient au cours du
Nouvel
Empire. On les dresse alors par paires, de part et d'autre des entrées
des pylônes; parfois, lorsque le culte solaire revient en faveur,
on voit des obélisques uniques, élevés sur l'axe des
temples {comme à
Karnak}.
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Dernière mise à jour : 12/02/2003
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