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PIERRE DE ROSETTE
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Lors de l'expédition d'Égypte {mai 1789 à octobre 1801}, les savants français recueillirent un grand nombre d'informations scientifiques, artistiques et archéologiques. Une grande partie de ces renseignements furent publiés, par ordre de Napoléon Bonaparte, dans la Description de l'Égypte. L'une des découvertes les plus importante est sans doute la pierre de Rosette.

 

La pierre de Rosette Cette pierre fut découverte en août 1799 par Pierre François Xavier Bouchard {1772 - 1832}, jeune officier du génie, au cours de travaux de terrassement à Fort Julien, près du village de Rachid {Rosette}. Ayant remarqué une pierre noire réemployée dans un mur, il signale sa trouvaille au général Menou, qui fit transporter cette pierre à Alexandrie. Cette stèle portait la copie d'un décret de Ptolémée V Épiphane, inscrit en hiéroglyphes {en haut}, en démotique {les 32 lignes du centre} et en grec {les 54 lignes du bas}. Aussitôt des copies furent réalisées: Joseph Marcel, appliqua sa méthode de l'autographie, Nicolas Conté utilisa la stèle comme une sorte de cuivre gravé et Adrien Raffeneau-Delille réalisa un moulage à base de soufre.

Dans le n°37 du Courrier d'Égypte {journal du corps expéditionnaire} on peut lire: « Cette pierre offre un grand intérêt pour l'étude des caractères hiéroglyphiques; peut être en donnera-t-elle la clef. ». Le texte grec fut rapidement traduit, c'était le décret d'un synode de prêtres égyptiens, réuni en 192 av. J.C., instituant un culte en l'honneur de Ptolémée V Épiphane. En 1802 parurent deux études: l'une de Silvestre de Sacy et l'autre du suédois J. D. Akerblad. Puis ce fut au tour du physicien anglais Thomas Young de s'attaquer aux versions démotiques et hiéroglyphique, mais c'est J. F. Champollion qui réalisa la traduction du texte hiéroglyphique, perçant ainsi le secret de l'écriture égyptienne.

La pierre de Rosette fut saisie par les anglais lors de la capitulation du général Menou à Alexandrie en 1801. Elle se trouve maintenant au British Museum de Londres. On peut aussi voir sa fidèle reproduction, agrandie, avec sa traduction au Musée Champollion de Figeac.
 

Bibliographie
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Dernière mise à jour :14/02/2003