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C'est à J.F. Champollion que l'on doit le nom moderne {le Ramesséum} de ce monument de Thèbes-ouest. Le nom antique de ce temple, bâti en pierres de taille, était « le château de millions d'années du roi Ousermaât-Rê qui s'unit à Thèbes dans le domaine d'Amon à l'ouest de Thèbes ». Avec ses dépendances ce monument couvre une superficie qui avoisine cinq hectares.
Le plan d'ensemble est un parallélogramme, comme tout temple égyptien. Il était protégé par un mur d'enceinte, qui n'apparaît plus de nos jours, dont les traces ont été décelées. Après un portail, dont l'existence est supposée, se dresse face à l'est un premier pylône, décoré de scènes de la bataille de Qadesh {dans sa version épique, connue sous le nom de « poème de Pentaour »}, par lequel on pénétrait dans l'édifice.
De la première cour, il ne reste que des vestiges.
Elle comprenait deux portiques dont l'un, situé au nord, était
constitué de piliers « Osiriaques » représentant
Ramsès II avec deux de ses enfants. Le second localisé au
sud, et communiquant avec le palais royal {ruiné}, se présentait
sous l'aspect d'une double colonnade. Au fond de cette cour, se dressaient
deux colosses {de près de 20 mètres de haut}, dont l'un {disparu}
représentait Mout-touy, la mère du roi, l'autre représentant
Ramsès II. Un escalier aménagé, entre ces deux colosses
et dans l'axe du monument, permet de franchir le deuxième pylône,
pour pénétrer dans la seconde cour, entourée sur ses
quatre côtés de portiques. Ce dernier est orné de deux
grandes compositions: les cérémonies relatives à la
fête du dieu
Min et
la bataille de Qadesh.
Trois rampes munies de marches conduisent au vestibule
qui précède la grande salle
hypostyle.
La rampe centrale était, initialement, encadrée par deux
statues du roi, en granit, de moindres dimensions que celle érigée
dans la première cour. Le buste de l'une d'elle se trouve au British
museum. Trois portes, à l'état de vestiges, introduisent
dans la salle hypostyle du temple, fermée à l'est par un
mur, uniquement conservé dans sa moitié sud. Le plafond de
cette salle était soutenu par quarante-huit colonnes. En raison
de la disparition de plusieurs de ses murs, l'iconographie de l'hypostyle
n'est que partiellement préservée. Faisant
immédiatement suite à cette pièce se trouve la «
salle astronomique » ou « salle des barques », comprenant
huit
colonnes
à chapiteaux floraux en boutons, très bien préservées
et entièrement décorées. Il faut ensuite traverser
trois vestibules et la salle de la barque pour arriver au sanctuaire. {Texte
de Diodore de Sicile à propos d'un plafond astronomique.}
Le temple était entouré sur trois côtés par les magasins ou dépendances et un trésor annexe. Ces bâtiments voûtés, en briques crues, étaient destinés à recevoir les produits et accessoires nécessaires au bon fonctionnement du culte et à l'organisation des fêtes.
Au nord, un édifice, à l'état de
ruine, jouxtait le temple principal. Ce petit monument comprenait un portique,
une cour à péristyle et un sanctuaire double. Sans doute
ce petit temple était dédié à la reine-mère
Mout-touy et à la grande épouse royale Nefertari.
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| Copyright © C. ORSI 1998-03 |
Dernière mise à jour : 20/02/2003
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