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SESOSTRIS Ier
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De -1971 à -1926
 

Ankh-me-sout

Nom d'intronisation

Kheper-ka-Rê {Rê fait se manifester le ka}.

Nom de naissance

Es-en-Ousert {L'homme de la déesse Ouseret}.

Manéthon et épigones:  Sésostris I, Sésonchôsis

Il revenait d'une expédition contre les Libyens, lorsqu'il apprit l'assassinat de son père Amménémès Ier, dont il était le co-régent depuis 10 ans. Prenant le pouvoir dans une atmosphère de crise politique, il parvint à éviter une guerre civile, sans doute à cause de sa corégence, et établi fermement la légitimité de la XIIe dynastie, encore contestée auparavant. Il s'entoura de lettrés et suscita des oeuvres de « propagande » comme l'« histoire de Sinouhé », l'« enseignement d'Amenemhat Ier à son fils », l'« enseignement loyaliste ». Cette propagande, adressée à l'élite lettrée, fut renforcée par des mesures concrètes, entre autres la continuation de la pratique de la co-régence avec le successeur élu, en l'occurrence son fils Amménémès II.
 

Sésostris I
Karnak, chapelle-reposoir de Sésostris Ier.
Le dieu Horus donnant les signe de vie à Sésostris Ier, XIIe dyn..

 

Lisht: statue du roi Sésostris Ier debout, coiffé de la couronne du Sud. XIIe dynastie, Bois peint.

Statue du roi La stabilité intérieure ainsi acquise, la sécurité extérieure assurée par quelques opérations en Nubie, où il dépasse largement la deuxième cataracte, face au royaume du Kouch. Pour se protéger des soudanais du pays du Kouch il commence la construction de forteresse notamment à Bouhen et Mirgissa. D'une forteresse à l'autre les troupes permanentes communiquaient par signaux de fumée. D'autres expéditions furent réalisé en Palestine, en Libye.

Sésostris Ier put mener à bien la tache entreprise, mais non achevée par son père. Restaurer un ordre conforme à l'ordre ancien, tenu pour celui du démiurge, tout en tenant compte des réalités contemporaines. Concrètement l'ordre démiurgique c'est d'abord le bon fonctionnement des temples, dont beaucoup avaient souffert des désordres et des guerres civiles. Un programme systématique de construction et de restaurations fut mis en oeuvre. Si bien que de Bubastis à Éléphantine, il n'est guère de villes dont les sanctuaires n'aient été l'objet des soins du roi, d'une manière ou d'une autre: édification de nouveau temple {à Abydos, à Héliopolis, à Médamoud et à Tôd,…}, la chapelle blanche de Karnak {kiosque de Sésostris Ier}, érection d'obélisques et de statues, accroissement de l'offrande, etc...

Les matériaux nécessaires à ces travaux étaient fournis par une exploitation intensive des mines et des carrières. Une expédition, qui comprenait 17 000 hommes, envoyée à l'ouadi Hammamat, en l'an 38, ramena 60 sphinx et 150 statues.

Mais la nouvelle dynastie devait encore compter avec une tradition « féodale » toujours puissante, particulièrement en Moyenne Égypte, où les nomarques maintenait leur fonction de manière héréditaire, même si l'assentiment du pharaon demeurait requise à l'occasion de chaque transmission. D'une manière générale, l'organisation des appareils administratifs et des institutions au modèle ancien.
Sésostris Ier établit son complexe funéraire à Lisht où son culte funéraire fut longtemps perpétué. Les hauts faits de son règne, avec ceux d'autres pharaons, sont à la source de la légende grecque de Sésostris.
 

Bibliographie
Les Sésostris
Moyen Empire
Copyright © C. ORSI 1997-03
Dernière mise à jour : 20/02/2003